• Théâtre des Petites Lanternes

Les avancements du Projet Monarques


Les Ateliers d'écriture

Entre février et mai 2021, de la Nouvelle-Écosse jusqu’à la Colombie-Britannique, les ateliers d’écriture, se sont déroulés à une cadence soutenue malgré le contexte de la COVID. Dès février 2021, il nous a rapidement fallu adapter le matériel, la logistique et l’animation des ateliers pour les réaliser en mode virtuel. Ainsi, si certains ont pu être faits sur place, la plupart ont été adaptés afin d’assurer leur bon déroulement sur les plateformes virtuelles. Ainsi, des hommes et des femmes, vétérans, vétéranes, militaires et familles de militaires des grands centres urbains, comme ceux et celles des régions éloignées, ont pu contribuer à cette Grande Cueillette des Mots canadienne qu’est le Projet Monarques. Que ce soit en français ou en anglais, ils ont écrit avec ouverture et transparence, ils ont osé lever le voile malgré la stigmatisation et les préjugés pour nous livrer plus d’un millier de pages d’écriture avec des paroles fortes et évocatrices. Nous avions prévu rejoindre 800 écrivants et écrivantes, nous avons réussi le tour de force d’en rejoindre un peu plus de 200.



La Condensation

La Condensation, c’est d’abord l’immense privilège d’accueillir toutes ces paroles qui nous sont livrées avec confiance, de les lire avec respect pour en extraire des extraits évocateurs et significatifs. Nous nous assurons d’en préserver l’essence et de ne pas altérer ce qui s’y dit.


Ouvrir les Carnets de parole ensemble est un geste nécessaire, car il serait impossible de porter seul.e. ces mots et ne pas repartir avec toutes ces histoires. Le langage du milieu militaire est empreint de symboles d’espoir, d’efforts, de don de soi. Les images s’entrechoquent entre un langage basé sur les faits et sur une objectivité du monde. C’est avec respect et bienveillance que nous avons entrepris la lecture minutieuse de chacune des pages des Carnets qui nous ont été confiés. Et elles n’ont laissé personne indifférent. Parfois écrites comme une déferlante d’une page à l’autre, d’autres fois livrées comme des directs au cœur, chacune de ces histoires de dévouement invisibles et d’impacts insaisissables sont venues rythmer nos échanges, nous imposer des silences, faire émerger nos émotions, partager nos réflexions. La journée du lundi 17 mai, et celles qui ont suivi, ont été révélatrices de la complexité du sujet des blessures liées au stress opérationnel et post-traumatique, de la marginalisation et des innombrables répercussions que vivent les vétérans, les familles de militaires, leurs proches et la collectivité. J’ai beaucoup de reconnaissance et de gratitude pour ces centaines, d’écrivants et d’écrivantes, francophones et anglophones qui ont osé lever le voile malgré la stigmatisation et les préjugés. 


C’est ce matériau brut que nous avons maintenant entre les mains Paul Lefebvre, Amélie Bergeron et moi et qui nous servira de matière première pour débuter notre travail d’écriture en juillet.


Dans notre infolettre de l’automne nous vous reviendrons de façons plus particulières sur l’équipe de recherche multidisciplinaire qui entoure ce projet et les conversations qui se mettront en place avec notre Comité ambassadeur.


Angèle Séguin

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